Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
Aux dernières propositions faites par la direction d'Amora-Maille (Unilever) lors d'un comité central extraordinaire (CCE) vendredi, les salariés des usines de Dijon et d'Appoigny dans l'Yonne répondent, depuis lundi matin 9 heures, par le blocage des deux sites promis à la fermeture. "Nous refusons le chantage et l'ultimatum de la direction qui nous propose de reclasser 32 nouveaux salariés contre l'acceptation de l'ensemble des mesures du plan social que nous jugeons très insuffisantes, notamment au niveau du montant des indemnités" de licenciement, explique Patrick Dubois, représentant FO et secrétaire du CCE.
Selon le communiqué de la direction d'Amora-Maille, les "32 postes supplémentaires" seraient offerts aux salariés grâce à "l'implantation d'une nouvelle ligne de fabrication de vinaigrettes" dont 5.000 tonnes sont destinées au marché français sur les 11.000 produites en République tchèque. Une "mesure effective si un accord était conclu avec les partenaires sociaux d'ici le 18 mars", a fait valoir la direction. Le 20 novembre 2008, Unilever avait annoncé la fermeture des deux sites de production, qui équivaut à la suppression de 244 emplois.
Pour Sylvain Pépin de la CFDT, "cette annonce de 32 postes supplémentaires est bien mais il n'est pas question de brader les 211 autres emplois". "Là-dessus on ne lâchera rien", affirme-t-il. Le dernier CCE doit se tenir mercredi. Durant celui-ci, les élus seront appelés à émettre leur avis sur le plan social. Purement consultatif.
Lepoint.fr (source AFP)