Un accord de sortie de crise a été signé ce jeudi à Dijon entre le syndicat CFDT et la direction d'Amora-Maille. Les syndicats Force Ouvrière et CGT ont refusé, pour leur part, de signer cet accord. Celui-ci prévoit une indemnisation allant de 65 000 à 100 000 euros, pour chaque salarié licencié dans le cadre du plan de restructuration de l'entreprise. Cet accord laisse un goût amer aux personnels d'Amora-Maille, car il semble avoir été imposé, depuis Paris, par la centrale syndicale CFDT, contre la volonté de ses représentants dijonnais.
La CFDT signe le protocole d'accord car elle ne veut pas prendre le risque de tout faire perdre aux salariés", a déclaré son responsable Bernard Deschamps, en fustigeant "l'attitude inflexible des dirigeants d'Unilever
Pour Hervé Laureau, président d'Amora-Maille,mon objectif est maintenant de le mettre en oeuvre et que les sites - de Dijon et d'Appoigny (Yonne) bloqués depuis le 16 mars - puissent redémarrer demain (vendredi) ou à partir de lundi.
Les comités d'entreprise des sites concernés par ce PSE et un comité central d'entreprise "doivent être réunis dans les jours qui viennent" avant la fermeture définitive de l'usine de Dijon, programmée "le 1er juillet" tandis que celle d'Appoigny a été "reportée au 1er septembre" 2009, a précisé le président d'Amora-Maille.