Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
Julien Fernandes, 30 ans, est un ancien d'Amora-Maille, dont le site de Dijon a fermé en juillet 2009. Il a décidé, depuis, de tracer une nouvelle route.
80. C'est le pourcentage d'employés reclassés après la fermeture des sites Amora. 370 emplois avaient été supprimés.
Vingt. Comme le nombre de personnes qui ont créé leur entreprise après avoir été licenciées de chez Amora.
Pas question de rester dans la béchamel infernale du chômage ! C'est avant l'annonce officielle (en novembre 2008) de la fermeture du site historique d'Amora-Maille à Dijon, que Julien Fernandes, sentant la sauce tourner au sein de l'entreprise emblématique dijonnaise, a décidé de changer de braquet. « Après, sept ans en tant que conducteur de ligne de conditionnement, je ne me sentais plus à l'aise dans l'entreprise du fait de l'avenir qui était incertain », explique le jeune homme de 30 ans. « Ma confiance en Unilever avait disparu. Je me demandais à quelle sauce j'allais être mangé... »
Passionné de vélo
Julien Fernandes décide de prendre un nouveau virage dans sa vie en associant passion et profession. Et la passion du Dijonnais, c'est la petite reine. Le jeune homme a même fait de la compétition entre 12 et 20 ans.
Dix mois après la fermeture du site, quai Nicolas-Rolin, en juillet 2009, Julien Fernandes, qui a décroché un certificat de qualification professionnelle entre-temps, ouvre (mardi, au 17 rue général Fauconnet) son magasin de cycles et accessoires, avec un service réparation. Un nouveau métier, qui en dehors de la vente, se rapproche de l'ancien puisque l'une de ses tâches était de régler des machines chez Amora-Maille.
Si Julien Fernandes regrettait ce qu'était devenue l'ambiance au sein de l'entreprise avant sa fermeture, il reconnaît que cette dernière a bien fait les choses en ce qui concerne son reclassement. « La société qui a été choisie pour cette mission (Right Management) me suit toujours. Elle a été très efficace pour les démarches pour concrétiser mon projet. »
« Accéder à la demande de la clientèle »
Avec la prime de licenciement (65 000 euros brut), plus les aides à la création, il a ainsi pu concrétiser son rêve. « Je propose à la vente des vélos de ville, des VTC, des VTT, des vélos assistance électrique ou encore des draisiennes, pour les enfants », souligne-t-il. « Et surtout, grâce au groupe auquel je suis rattaché, je peux accéder à la demande des clients. » Son franchiseur, Vélo Station, regroupe 9 magasins et 110 enseignes en France.
Si la roue tourne favorablement pour Julien Fernandes, il sait que certains, chez Amora-Maille, n'ont pas forcément retrouvé d'emploi les satisfaisant. « J'ai gardé contact avec une dizaine de salariés qui sont devenus des amis après ce que nous avons vécu ensemble. Cela nous a soudés », souligne celui qui aujourd'hui a trouvé sa voie.
Cyrill Bignault c.bignault@lebienpublic.frPublié le 21/05/2010
http://www.bienpublic.com/fr/votre-region/region/article/3173649/Une-reconversion-qui-roule.html