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Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.

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Amora, que sont-ils devenus ? (5/5)

Eddie, heureux derrière le zinc

Eddie Collardey a ouvert son bar mi-mars. Photo F. J.

 

Eddie Collardey est rentré chez Amora en 2000. Cariste sur le site dijonnais du quai Nicolas-Rolin, il a dû lui aussi encaisser le coup de bambou de l’annonce de la fermeture, en novembre 2008. Aujourd’hui encore, la plaie n’est pas cicatrisée : « Quelles que soient les raisons de la fermeture, la façon dont les choses se sont passées est humainement difficile à accepter. On est les meilleurs,"applaudissez-vous" et du jour au lendemain, on devient les plus mauvais. Ce n’est vraiment pas facile à vivre, surtout quand on a une cinquantaine d’années ». Mais lui n’a pas de regrets. Car il a changé de vie. La fermeture du site de Dijon a au moins réveillé en lui une belle idée : monter sa propre affaire. « Au début de ma réflexion, je ne savais pas dans quel domaine j’avais envie de me lancer. Mais nous avons pu nous appuyer sur une cellule de reclassement top niveau. » Ses discussions avec le cabinet Right management lui ouvrent de nouvelles portes : « J’avais déjà derrière moi quelques expériences de serveur. Petit à petit, je me suis mis dans l’idée de reprendre un bar ».

Il suit alors plusieurs formations et visite une quinzaine de bars pour finalement trouver le bon : le café des Trois-Forgerons, dans la rue du même nom, près du port du canal. « J’ai trouvé là un bar, une cave voûtée, une cuisine aux normes, une remise, une petite cour et un grand appartement au-dessus : c’était une très belle opportunité. » Depuis le 15 mars, Eddie passe ainsi ses journées derrière le zinc.

Il propose même des formules-repas le midi et des pizzas sur place ou à emporter. La greffe avec la clientèle, du quartier et de passage, a pris de suite. De quoi rendre Eddie heureux dans sa nouvelle vie : « Ne pas avoir de patron sur le dos, quand même, c’est quelque chose… ».

 

FRÉDÉRIC JOLY f.joly@lebienpublic.fr
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