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Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.

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Dijon : Amora, la lutte filmée

Les salariés sont restés mobilisés durant plusieurs mois sur le site du quai Nicolas Rolin. Photo AFP

Les salariés sont restés mobilisés durant plusieurs mois sur le site du quai Nicolas Rolin. Photo AFP

La réalisatrice Annabel ­Lannier retrace, dans un documentaire de près de deux heures, le combat des salariés d’Amora.

«Un jour de novembre, on annonce aux salariés de l’usine historique de moutarde de Dijon qu’elle va disparaître et que la plupart d’entre eux perdront leur emploi malgré les bénéfices réalisés. Dans une ville dont le nom est associé à leur production, ils décident alors de lutter. » Les premiers mots du synopsis du film Amor Amora suffisent à planter le décor. Le documentaire, réalisé par la Dijonnaise ­Annabel Lannier, retrace le combat des salariés du site historique d’Amora, sur le quai Nicolas-Rolin, qu’Unilever avait décidé de fermer en 2008. Un séisme dans le paysage industriel dijonnais que la réalisatrice a décidé de mettre “en boîte”, en suivant pendant plusieurs mois les actions de ceux qui se sont mobilisés et en s’immergeant aux côtés des salariés en lutte. Elle restera avec eux juqu’au dernier moment : le reclassement de certains sur le site de Chevigny, puis la destruction du site de production, début 2011.

« Les entreprises qui licencient, c’est une chose. Mais là, pour une première fois, le groupe décidait de supprimer des postes alors même qu’il faisait des bénéfices. En tant que réalisatrice, ce point de vue m’a de suite intéressé », entame Annabel Lannier. Selon ­elle, le combat des “Amora” a été d’autant plus fort qu’il défendait un produit « symbolique » pour la ville de Dijon. Mieux, un produit qui a fondé sa réputation. « Tout le monde avait un avis sur ce sujet sensible : salariés, médias, Dijonnais, cette fermeture était devenue un vrai “feuilleton”, comme l’a expliqué un journaliste du Bien public », confie-t-elle. C’est ce moment clé de l’histoire locale qui se retrouve aujourd’hui sur pellicule, au cœur du conflit social. « Nous avons d’abord filmé les salariés du site Nicolas-Rolin. Puis, petit à petit, on glisse sur le travail des syndicalistes, qui sont devenus de vraies figures de cette résistance », explique la réalisatrice, qui a observé « la manière dont les différentes sensibilités et les relations humaines jouaient un rôle dans la gestion d’une lutte ­sociale ».

« Ce documentaire fait également écho à la mondialisation. Au fait que sous l’argument d’une rentabilité plus grande, on décide de fermer une usine », ajoute-t-elle.

Amor Amora , diffusé par la chaîne locale Voo TV, sera présenté en avant-première ce mardi, à 20 h 15 au cinéma ­Eldorado, à l’occasion du festival Sortie d’usine, qui consacre plusieurs projections de films retraçant d’autres ­conflits sociaux, ­comme celui des fameux Conti.

lien : http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/05/13/amora-la-lutte-filmee

 

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D
Beau documentaire sur le conflit Amora-Maille de Dijon et d'Appoigny. On peut ressentir le drame Familliale ,car Amora-Maille quai Nicolas Rolin était avant tout une famille. On voulait tous partir<br /> ensemble sur le site de Chevigny ,mais Unilever ,le PDG d'Amora-Maille , le directeur d'usine ,le DRH à l'époque ont choisi une autre direction pour les salariés. Grâce à ce film , si fermeture il<br /> y a un jour !!! la stratégie sera différente ............
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