Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
Une Maison de la moutarde, du cassis et des produits régionaux devrait ouvrir début 2012, dans le quartier Clemenceau, à Dijon. À l’origine du projet : trois anciens salariés d’Amora.
Économie. Douze emplois devraient être créés, essentiellement dans les métiers de l’accueil, du commerce et de la restauration. Surface. Le musée devrait s’étendre sur plus de 1 000 m²,
à l’angle de la rue Léon-Mauris et du boulevard de Champagne.
L’idée a germé dans leur tête en 2008. « C’était en discutant au café », raconte l’un des trois porteurs du projet. « On s’est dit qu’il fallait quelque chose pour promouvoir les produits régionaux à Dijon. Le musée Amora-Maille avait fermé deux ans plus tôt. On voulait créer un lieu consacré aux spécialités emblématiques, la moutarde et le cassis. »
Une continuité de leur vie professionnelle
Hervé Crespin, Philippe Colombet et Fabrice Niramont, la moutarde ils connaissent bien. Les trois hommes se sont en effet rencontrés sur leur lieu de travail : le site historique d’Amora-Maille. « Après l’annonce de la fermeture de l’usine, on s’est mis autour d’une table pour essayer de développer notre projet pour en faire quelque chose de plus construit », expliquent-ils. « On a été touché de plein fouet par ce licenciement. Cette maison des produits régionaux, c’était aussi pour nous une continuité de notre vie professionnelle. » Parce qu’à 41, 50 et 57 ans, retrouver du travail n’est pas chose aisée.
Leur force ? Leur complémentarité. Chez Amora, Fabrice, moutardier de métier, était responsable d’atelier pilote, chargé de la maintenance pour le centre d’innovation. Philippe, cuisinier, était conseiller culinaire basé à la recherche, chargé de créer des nouveaux produits pour l’Europe. Tandis qu’Hervé gérait les finances du centre d’innovation.
Un investissement d’1,5 million d’euros
Pour monter leur Maison de la moutarde, du cassis et des produits régionaux, ils s’appuieront sur l’ancienne collection du musée Amora, qu’Unilever leur mettra à disposition. « Le musée sera un des piliers du projet, mais l’idée est de faire un lieu de vie autour de ces spécialités, avec un aspect culinaire (démonstrations, ateliers de cuisine mais aussi restauration) et une partie commercialisation de produits régionaux », indique Philippe Colombet. « La Ville et le Grand Dijon nous ont aidés à identifier les solutions et à trouver ce lieu, à l’angle de la rue Léon-Mauris et du boulevard de Champagne qui est très intéressant », ajoute Hervé Crespin. « On va travailler en étroite collaboration avec Congrexpo, qui a en charge la construction des locaux. Notre objectif, c’est d’ouvrir début 2012. D’ici là, il va y avoir des travaux à faire et nous devons monter la société, c’est-à-dire passer du stade de projet sur lequel nous avons travaillé pendant deux ans à la réalité. » L’investissement total est estimé à plus d’1,5 million d’euros. Les trois anciens salariés d’Amora seront actionnaires. « Nous serons porteurs de ce projet. Nous avons choisi de réinvestir ce que nous avons touché par Unilever lors de notre licenciement. »
Cloé Makrides cloe.makrides@lebienpublic.frPublié le 08/01/2011