


Aujourd'hui, c'est la chienlit Ceux qui ne feront pas grève aujourd'hui devront s'adapter. Les transports en commun fonctionneront au ralenti, les services publics seront pour la plupart fermés. Bref, soit on manifeste, soit on prend son mal en patience. Pressentie com-me l'une des plus importantes grèves de ces dernières années, cette journée dite « d'action » va engendrer de fait des perturbations. Les plus significatives se ressentiront notamment dans les transports en commun du Grand Dijon (lire ci-contre). Idem sur le réseau SNCF ; d'où la nécessité de se renseigner pour les grandes lignes et les TER : soit par téléphone au 0 805 90 36 35 ou sur le site internet www.sncf.com/
Autre secteur qui fait aujourd'hui l'objet d'un appel à la grève massif, l'Education nationale. Là aussi, l'information est passée, les établissements scolaires ont affiché et/ou prévenu les parents d'élèves. Même si le service minimum d'accueil doit être appliqué, les familles ont été invitées à s'organiser, quand elles le pouvaient.
Interpeller le gouvernement
Si la Fonction publique alimentera l'essentiel des défilés, le secteur privé ne sera pas en reste. En Côte-d'Or et à Dijon, les salariés touchés par des licenciements ou du chômage technique entendent bien donner de la voix. Qu'ils proviennent d'Amora-Maille, d'Euroflaco, de Jtekt ou de Barry Callebaut, tous ont bien l'intention d'interpeller le gouvernement. Au-delà des revendications attendues des syndicats.
Les syndicats justement. Tous, ou presque, jouent la carte de l'union et de la mobilisation. Côté public, cette « journée d'action interprofessionnelle du 29 janvier » est un « appel à tous les fonctionnaires et les agents publics » pour « exiger du gouvernement des réponses ». Ainsi, parmi les revendications avancées par les syndicats (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC, Solidaires...), on retrouve « l'arrêt de la politique aveugle de suppressions d'emplois, l'ouverture urgente de négociations salariales, le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques... »
Côté privé, on manifestera contre les délocalisations, le chômage technique, les suppressions d'emploi ou encore la baisse du pouvoir d'achat.
E. HASLE,Le Bien Public