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Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.

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Reclassements et projet industriel.

Amora : le CCE émet de gros doutes

Doutes et colère, voici les sentiments qui dominent ces jours-ci parmi les représentants du personnel d'Amora élus au Comité central d'entreprise (CCE). « On nous parle de reclassements, explique Jean-Pierre Cordier, l'un de ces représentants, notamment avec FM Logistique à Fauverney, mais à ce jour, rien n'est signé, alors que 150 personnes sont concernées.
Pour les salariés qui n'étaient pas sur la plateforme logistique, c'est encore pire : la direction évoque vaguement un reclassement chez un sous-traitant local, sans vouloir en dire plus ».
Le fait qu'FM Logistique ferme son site de Woippy, en Lorraine, ce qui conduit l'entreprise à devoir reclasser plusieurs centaines de salariés ne contribue pas à calmer l'inquiétude, du côté d'Amora.
Par ailleurs, le projet industriel lié au regroupement des sites de production de Dijon et d'Appoigny (89) soulève la plus grande perplexité : « Nous avons mis du temps à le comprendre, poursuit Jean-Pierre Cordier, mais ce volet industriel du plan n'existe tout simplement pas ! Quand la direction annonce 26 millions € d'investissement à Chevigny, elle oublie de dire que tout cela concerne le déplacement des machines de Dijon et d'Appoigny, mais il n'y aura pas une machine de plus à Chevigny. Il n'existe aucun « business plan » à trois ans en tonnage de production pour Chevigny. Nous pensons que le but, c'est de fermer Chevigny à terme ».
Mayonnaise tchèque ?
« De plus, nous avons appris qu'en septembre dernier, dans l'usine Unilever de République tchèque, a été installé un process permettant de produire 28 000 t de mayonnaise. Quand on sait que la capacité de production de mayonnaise à Dijon est de 15 000 t et que celle de l'usine espagnole est de 10 000 t, on peut imaginer sans peine l'éventualité d'une délocalisation de ces deux productions, prochainement.
Pour nous, le constat est simple : Unilever exige un taux de rentabilité de 40 %. Nous sommes à 34 %. La différence va se faire grâce aux 296 postes supprimés ».
La prochaine entrevue entre direction et représentants du personnel d'Amora est programmée pour le 17 février.
Berty ROBERT,Le Bien Public,jeudi 5 février 2009
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