Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
(source : UITA 09/03/09)
Le 6 mars, l’UITA a déposé une plainte formelle auprès du point de contact national de l’OCDE dans le pays d’origine de Unilever Plc., le Royaume-Uni. La plainte de l’UITA faisait suite à une mesure similaire engagée en novembre dernier concernant les pratiques de la société à Rahim Yar Khan, Pakistan, deux autres au cours des trois dernières années en Inde et une plainte de l’ITF l’an dernier concernant des pratiques antisyndicales en Turquie. Tous ces dossiers sont actuellement en cours.
Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des sociétés multinationales exigent des filiales étrangères des sociétés transnationales qu’elles se conforment aux normes internationales en matière de droits syndicaux et de droits humains.
L’usine de Khanewal de Unilever emploie 22 travailleurs/euses permanents/tes, des syndiqués/es qui sont couverts/tes par une convention collective. Cependant, l’usine emploie aussi 723 autres travailleurs/euses embauchés/es par l’entremise de six agences de placement, qui reçoivent le tiers du salaire versé aux travailleurs/euses permanents/tes de l’usine et ne bénéficient ni d’un régime de retraite ni d’autres avantages sociaux. Ces travailleurs/euses sont exclus/es de l’adhésion au syndicat qui négocie avec Unilever. La plainte de l’UITA à l’OCDE démontre que l’abus systématique du recours à l’embauche par des agences constitue un système établi de discrimination brutale.
Un ensemble de pratiques d’emploi a été consciemment établi au sein de Unilever Pakistan et systématiquement élargi, qui a pour but de réduire à un minimum absolu la taille de l’unité de négociation des travailleurs face à l’employeur.
La plainte présentée par l’UITA à l’OCDE démontre que “Unilever Pakistan a consciemment établi et systématiquement élargi un système de pratiques d’emploi visant à réduire au minimum la taille de l’unité de négociation avec l’employeur”.