Hier avait lieu à Dijon la troisième réunion consacrée au Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) d'Amora. Les représentants du personnel réclament 400 000 € pour chaque licencié. LES négociations se poursuivent à un rythme soutenu autour de l'avenir des salariés d'Amora mais la réunion de Comité central d'entreprise (CCE) qui doit avoir lieu aujourd'hui à Dijon a d'ores et déjà un point incontournable inscrit à son ordre du jour : le niveau d'indemnisation réclamé par les représentants du personnel pour chacune des 244 personnes qui pourrait perdre son emploi, à la suite de la restructuration de l'entreprise.
La question a, en fait, été abordée dès hier, lors de la troisième réunion consacrée au Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
« Payer sa maison et se retourner »
Manifestement, elle donnera lieu à d'âpres débats, en raison du montant réclamé : 400 000 € par personne. Ce montant, les représentants du personnel le justifient de la manière suivante : « on ne le sort pas de nulle part, souligne Jean-Pierre Cordier, délégué FO, mais d'un calcul simple : aujourd'hui, une maison dans la région dijonnaise coûte aux environs de 250 000 € auxquels nous ajoutons 150 000 € afin de permettre aux gens qui vont perdre leur travail de se retourner. De plus, si vous faites le calcul en multipliant ces 400 000 € par le nombre de personnes menacées de perdre leur emploi, vous atteignez un montant qui représente 97,6 millions d'€, soit 1,8 % du bénéfice net d'Unilever en 2008… » (celui-ci s'est monté à plus de 53 milliards d'€).
« Pas responsable »
Dire qu'une telle annonce a fait tousser dans les rangs des représentants de la direction relève de l'euphémisme.
Pour Jean-Marie Hummel, directeur des usines Amora de Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur, cette demande n'est tout simplement « pas responsable. Cette indemnité représente quinze années de salaire moyen. C'est extrêmement important. Pour ma part, je préfère pour l'instant rester concentré sur une priorité qui est l'emploi : comment les gens d'Appoigny ou de Dijon seront répartis sur d'autres sites de production, comment nous procéderons aux reclassements et à la mobilité interne, comment nous réindustrialiserons le site de Chevigny… C'est d'abord là-dessus qu'il faut se pencher ».
Hervé Laureau, p-dg d'Amora, participe au CCE d'aujourd'hui, durant lequel on parlera du projet industriel concernant Chevigny… et des indemnités.
Berty ROBERT,Le Bien Public,le vendredi 13 mars 2009 (Rectification Unilever a fait 5.3 milliards d'€ et non pas 53 milliards d'€)
Le 20 novembre 2008,nous,les salariés nous étions "KO" suite à l'annonce de la fermerture du site de Dijon ainsi que
les sites d'Appoigny et le centre Logistique de Chevigny.
Amora-Maille :
25 millions d'euros de bénéfices nets chaque année
Unilever :
5.3 millards d'€
Cette annonce a fait tousser dans les rangs des représentants de la direction !
mais pourquoi ?
Les salariés n'ont pas demandé la fermeture des sites.
Ils n'ont pas demandé à ce qu'on délocalise les produits Amora- Maille.
2008,
Notre PDG en début d'année 2008 nous a remercié pour le bon fonctionnement du projet Sirrius
Notre PDG en millieu d'année 2008 nous a remercié pour notre travail et fait applaudir nos compétences suite à une crise.(crise d'huile)
On nous a fait croire que tout allait bien,
Donc,des salariés ont fait confiance et ils ont acheté une maison,etc...
Les conséquences:
Perte d'emploi,divorce,stress,maison à payer,douleur pour les anciens Amora-Maille et ceux en fin de carrières,etc...
et on nous parle de "compétivité","de moyen pour faire de la publicité",et j'en passe !
Une loi devrait être mise en place par le gouvernement.
Toute société qui fait des bénéfices devrait proportionnellement indemniser ses salariés licenciés,
et ce en référence au montant du bénéfice.