Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
Le comité central d'entreprise d'Amora-Maille (groupe Unilever), le dernier avant la fermeture des sites de Dijon et d'Appoigny (Yonne), s'est ouvert mercredi matin dans un grand hôtel de Dijon, devant lequel manifestaient 250 salariés.
"Nous sommes venus en nombre avec banderoles et pancartes, environ 250 salariés des usines en grève de Dijon et d'Appoigny, pour montrer notre détermination face au projet de fermeture de la direction", a déclaré Sylvain Pépin, du syndicat CFDT.
"Nous avons fait ce matin nos propositions à la direction, à savoir le versement d'une indemnité de licenciement de 400.000 euros par salarié, ce qui correspond à 1,8% du CA de Unilever", a expliqué de son côté Jean-Pierre Cordier, élu FO au CE, lors d'une interruption de séance.
"La direction doit les étudier avant de nous donner une réponse cet après-midi", a-t-il dit.
Les salariés sont "prêts à engager de actions dures si la direction ne revient pas sur son plan social", a assuré pour sa part Denis Mangione, délégué FO, jugeant "inadmissible de fermer des entreprises qui font des bénéfices dans le seul but de payer des dividendes supplémentaires aux actionnaires".
Selon M. Pépin, les manifestants "resteront toute la journée" dans l'attente de la fin du comité d'entreprise, qui doit émettre un avis consultatif sur le plan de sauvegarde de l'emploi de la direction.
La direction d'Amora-Maille a réitéré mercredi ses dernières propositions, à savoir le transfert à l'usine de Chevigny (Côte-d'Or) près de Dijon d'une ligne de production de vinaigrette, délocalisée pour l'heure en République tchèque, qui amènerait "32 postes supplémentaires" aux salariés de Dijon.
La direction a fixé au "23 mars" la date limite de signature de fin de conflit, comme l'a précisé mercredi matin son directeur général, Hervé Loreau au micro de France Bleu Bourgogne.
1ière interruption de séance