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Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.

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Amora : l'humain d'abord




Des visions divergentes, mais un même souci affiché de « faire avancer le dossier » Amora-Maille. Photo Philippe Maupetit

L'humain avant tout. C'est le « mot d'ordre » commun affiché par les différents partenaires concernés par le dossier Amora-Maille. Petit « tour de table »...

Syndicats, direction, mairie de Dijon. Chacun assure vouloir privilégier « l'humain », avant une rencontre, très attendue, lundi.

Pour Xavier Vossot, secrétaire du CE Amora-Maille de Dijon, « il ne faut pas oublier que 200 personnes ont été licenciées (Dijon et Appoigny), sans compter les 80 salariés Unilever du centre d'innovation. »

À propos des « licenciements économiques », il souligne quelques chiffres : « Bénéfices nets 2008, 28 millions d'euros ; trésorerie depuis le rachat d'Amora-Maille par Unilever portée à 173 millions d'euros. L'élu FO assure que « le motif invoqué pour la restructuration et la fermeture des trois sites, était de pouvoir augmenter la marge, qui passera ainsi de 34 % à 40 %... pour l'investir en publicité. » Enfin, par sa voix, le comité d'entreprise du site dijonnais déplore que la direction veuille « économiser sur le plan social d'entreprise, le financement des frais annexes, et qu'une clause, dans les demandes de formation longue, impliquerait un possible remboursement de la part des salariés concernés »…

Enfin, le secrétaire du CE se félicite du soutien sans faille de la municipalité dijonnaise.

À la tête de l'entreprise, on parle également chiffres. En assurant que sur les 180 postes concernés sur Dijon, près de la moitié sont « volontaires » pour un transfert à Chevigny-Saint-Sauveur. Que sur les 90 cas restant, « 28 solutions sont opérationnelles » (CDI, mesures d'âge…), les autres étant « en voie de finalisation ». Hervé Laureau souligne également que 120 formations sont actées, dont 100 sont « en cours ». Le PDG ajoute qu'il se « concentre sur la gestion du plan social » et la « construction » du site de Chevigny qui s'agrandit pour récupérer trois nouvelles lignes de production (cornichons, mayonnaise et sauces-salades). Il réaffirme que la société est attachée au musée de la moutarde, qu'il souhaite voir « conforter ». À ce titre, « plusieurs solutions sont à l'étude », la direction souhaitant « valoriser l'histoire et le patrimoine de la marque, tout en privilégiant la création d'emplois ».

Du côté de la municipalité, on réaffirme être « très préoccupé par l'aspect social ». Guy Gillot, chargé de mission par le sénateur-maire, auprès des représentants du personnel des entreprises du département, confirme que c'est l'un des dossiers particulièrement suivis par François Rebsamen.

« Le sénateur-maire et moi-même avons rendez-vous lundi, avec les syndicats et la direction, sur le site de Chevigny, pour juger de la crédibilité du schéma industriel mis en place. Nous voulons nous assurer que la réindustrialisation du site est bien conforme à ce qui avait été annoncé ».

Philippe Meyruey ph.meyruey@lebienpublic.fr,publié le 18/07/2009
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