Actualité d'Amora-Maille depuis l'annonce du 20 novembre 2008.
Depuis le 1 ier juillet 2010,Nabil Lahrichi est le nouveau directeur de l’unité de production Amora de Chevigny-Saint-Sauveur.
Les opérations de démantèlement de l’usine Amora à Dijon ont démarré. Ce long chantier laisse entrevoir l’avenir du site.
Teletech. L’ex-centre de recherche et de développement va être repensé pour accueillir le futur centre d’appels. Logement. À plus long terme, au moins 200 logements devraient être construits sur place.
Sans le panneau fixé sur la grille d’entrée, difficile de soupçonner que des travaux de démolition sont en cours. Pourtant, c’est bien le cas dans l’ex-usine Amora de Dijon, quai Nicolas Rolin.
Ces travaux, entamés il y a quelques semaines, ne concernent encore que les entrailles du site. C’est un long chantier qui se met en marche, comme le confirme Nabil Lahrichi, nouveau directeur de l’unité de production Amora de Chevigny-Saint-Sauveur : « Les travaux vont s’étaler sur six à huit mois et depuis fin juillet, l’entreprise qui en a la charge casse à l’intérieur ».
Ces travaux ouvrent surtout les portes sur l’avenir. Celui de cette parcelle de 2,1 ha, acquise par la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (Splaad) « au prix du marché », selon son directeur général Thierry Lajoie, et promise à un futur à deux vitesses.
La première, qu’on peut qualifier de rapide, c’est celle qui va déboucher sur l’installation du centre d’appels de la société Teletech.
Réhabilitation et aménagements
Annoncée l’hiver dernier, cette implantation est entrée dans une phase concrète le 16 juillet avec la signature d’un protocole d’accord entre Teletech et la Splaad. « Le bâtiment qui abritait le centre de R&D d’Amora va faire l’objet d’une réhabilitation et d’un aménagement afin d’accueillir le centre d’appels », précise Thierry Lajoie. « Un appel d’offres a été lancé afin de choisir l’équipe en charge du projet architectural et de réhabilitation. Ce choix devrait intervenir à la mi-octobre. Le cahier des charges prend en compte la dimension fonctionnelle indispensable pour un centre d’appel mais nous avons aussi là un très beau bâtiment qui peut être valorisé et ce d’autant plus qu’il devrait voisiner avec des logements. Nous nous plaçons dans une logique d’optimisation d’un bâtiment existant. Il ne s’agit pas d’une création. » Une volonté de bien faire, sur un plan esthétique qui rejoint l’ambition affichée par Emmanuel Mignot, PDG de Teletech International.
Trois phases
Ce dernier, satisfait du coup d’accélérateur donné à son projet depuis la mi-juillet affirme qu’il a à cœur de l’utiliser pour faire évoluer l’image des centres d’appels : « On va inventer un nouveau concept de “call center” avec, en arrière-plan, l’envie de faire évoluer la question de la relation client en France. »
Bien avant de juger des effets de cette ambition, les travaux de réhabilitation du bâtiment vont se dérouler afin de permettre une montée en puissance progressive de la nouvelle entreprise : ils pourraient débuter en mai 2011 et s’échelonner selon trois phases, jusqu’en mars 2012. Dix mois au cours desquels l’effectif salarié du centre d’appel passerait de 150 à 600, si tout va bien naturellement.
Voilà donc pour la phase rapide de l’évolution de l’ex-usine Amora. Une autre, plus lente, touche elle au projet de logements. « Elle demandera plus de temps », conclut Thierry Lajoie « parcequ’il faudra réaliser un certain nombre d’études préalables sur la pollution ou non des sols ou encore sur d’éventuelles fouilles archéologiques. Aucune échéance précise ne peut être donnée à ce jour… »
Publié le 27/08/2010,berty robert b.robert@lebienpublic.fr
http://www.bienpublic.com/fr/votre-region/region/article/3676898/Des-gravats-et-un-avenir.html
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